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Depuis toujours, nous apprenons aux animaux à obéir. Nous leur apprenons à marcher en laisse, à revenir quand on les appelle, à monter dans un van ou une voiture, à attendre, à céder, à ne pas bouger, à respecter notre espace, à répondre à nos demandes, à comprendre nos codes, nos ordres, nos habitudes et nos attentes. Nous leur demandons de s’adapter à notre rythme, à notre monde, à notre maison, à notre façon de vivre, à notre façon de penser. Nous voulons qu’ils comprennent nos mots. Nous voulons qu’ils acceptent nos contraintes. Nous voulons qu’ils se calment quand cela nous arrange, qu’ils avancent quand nous sommes prêts, qu’ils coopèrent quand nous avons décidé que c’était le moment. Mais une question reste souvent oubliée. A-t-on déjà appris à l’humain à écouter ? Pas seulement à entendre un aboiement, un hennissement, un miaulement, un regard ou un comportement. Écouter vraiment. Écouter ce qui se dit derrière le comportement. Écouter ce que l’animal tente d’exprimer quand il refuse, quand il fuit, quand il se ferme, quand il se répète, quand il somatise, quand il devient “difficile”, “têtu”, “peureux”, “dominant”, “capricieux” ou “ingérable”. Très souvent, nous posons une étiquette avant même d’avoir posé une vraie question. Un cheval qui ne veut pas avancer devient un cheval froid ou paresseux. Un chien qui aboie devient un chien pénible. Un chat qui urine en dehors de sa litière devient un chat sale ou vengeur. Un animal qui refuse le contact devient un animal caractériel. Un animal qui se colle à son humain devient trop dépendant. Un animal qui manifeste un inconfort devient parfois un problème à corriger au plus vite. Mais si nous changions de regard ? Si le comportement n’était pas une provocation, mais un langage ? Si l’animal ne cherchait pas à nous défier, mais à nous montrer quelque chose ? Si ce que nous appelons désobéissance était parfois une tentative désespérée d’être entendu ? La communication animale commence souvent là. Elle commence au moment où l’humain accepte de quitter la posture de celui qui sait pour entrer dans la posture de celui qui écoute. Elle commence quand nous cessons de vouloir avoir raison sur l’animal. Elle commence quand nous acceptons que l’animal a une perception, une sensibilité, une mémoire, une histoire, un monde intérieur et une sagesse qui ne passent pas toujours par nos codes humains. Un animal ne parle pas notre langue, mais il communique en permanence. Il communique avec son corps. Il communique avec ses tensions. Il communique avec ses élans. Il communique avec ses blocages. Il communique avec ses yeux. Il communique avec son énergie. Il communique avec ses réactions. Il communique aussi avec ce qu’il vient réveiller en nous. Et c’est peut-être ce point-là qui dérange le plus. Car écouter un animal, ce n’est pas seulement recevoir un message doux, poétique ou rassurant. Écouter un animal, c’est parfois accepter d’être remis face à soi-même. C’est accepter de voir que notre impatience crée de la pression. C’est accepter de voir que notre peur crée de la tension. C’est accepter de voir que notre besoin de contrôle étouffe la relation. C’est accepter de voir que notre agitation intérieure brouille la communication. C’est accepter de voir que nous demandons parfois à l’animal d’être calme, alors que nous sommes nous-mêmes en tempête. Nous demandons souvent aux animaux de s’ajuster à nous, mais nous oublions de nous ajuster à eux. Nous voulons qu’ils nous fassent confiance, mais nous ne prenons pas toujours le temps de leur montrer qu’ils peuvent nous faire confiance. Nous voulons qu’ils nous respectent, mais nous oublions parfois que le respect commence par la reconnaissance de leur être. Nous voulons qu’ils obéissent, mais nous n’avons pas toujours appris à nous rendre disponibles à ce qu’ils ressentent. La communication animale ne consiste pas à prendre le pouvoir sur l’animal. Elle ne sert pas à obtenir un meilleur contrôle. Elle ne sert pas à entrer dans sa tête pour le convaincre de faire ce que nous voulons. Elle ouvre un espace de rencontre. Elle ouvre un espace où l’animal peut être reconnu dans ce qu’il vit. Elle ouvre un espace où l’humain peut entendre ce qui n’avait pas encore été compris. Elle ouvre un espace où la relation peut enfin respirer autrement. Dans cet espace, l’animal n’est plus seulement celui qui doit apprendre. L’humain devient aussi celui qui apprend. Il apprend à ralentir. Il apprend à observer sans interpréter trop vite. Il apprend à ressentir sans projeter. Il apprend à poser une question intérieurement et à accueillir la réponse sans vouloir la contrôler. Il apprend à distinguer son mental de son intuition. Il apprend à reconnaître la différence entre ce qu’il aimerait entendre et ce que l’animal exprime vraiment. Il apprend à devenir un gardien plus juste. Et cette justesse change tout. Quand un animal se sent écouté, quelque chose se détend. Le comportement change. La relation s’apaise. L’humain comprend ce qui bloquait depuis des mois. L’animal n’a pas besoin d’une grande transformation extérieure. Il a simplement besoin que son message soit reconnu. Bien sûr, écouter ne veut pas dire tout accepter. Écouter ne veut pas dire ne plus poser de cadre. Écouter ne veut pas dire laisser l’animal décider de tout. Un cadre est nécessaire. Une éducation peut être nécessaire. Des apprentissages peuvent être nécessaires. Mais le cadre n’a pas la même énergie quand il naît de l’écoute. Un cadre posé depuis la peur, la domination ou l’agacement ne crée pas la même relation qu’un cadre posé depuis la présence, la cohérence et le respect. L’obéissance seule peut fabriquer de la soumission. L’écoute peut faire naître la coopération. Et il y a une immense différence entre un animal qui cède parce qu’il n’a plus le choix et un animal qui coopère parce qu’il se sent en sécurité dans le lien. C’est cette différence que je souhaite remettre au cœur de la relation humain-animal. Nous avons longtemps demandé aux animaux de comprendre notre monde. Il est peut-être temps d’apprendre à entrer dans le leur. Il est peut-être temps d’arrêter de chercher uniquement comment les faire obéir, pour commencer à nous demander ce qu’ils essaient de nous dire.
Il est peut-être temps de reconnaître que nos animaux ne sont pas là seulement pour nous accompagner. Ils sont aussi là pour nous enseigner. Ils nous enseignent la présence. Ils nous enseignent la patience. Ils nous enseignent l’authenticité. Ils nous enseignent l’amour sans masque. Ils nous enseignent la cohérence entre ce que nous pensons, ce que nous ressentons et ce que nous émettons. Ils nous enseignent que la relation ne se construit pas dans la contrainte, mais dans la rencontre. Et peut-être que la vraie question n’est pas : “Comment faire pour que mon animal m’écoute ?” Mais plutôt : “Suis-je réellement prêt à écouter mon animal ?” C’est souvent à partir de cette question que tout commence. Avec Tout mon Amour Belle et Lumineuse Journée Isa Doramel Pour que tes montagnes deviennent gravillons ! |
Accompagnatrice du Monde Subtil. J'accompagne les personnes à découvrir leur blocage et suivre leur chemin d'âme. Vous êtes libre de recevoir ma Lettre quotidienne en remplissant le champs ci-dessous.
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