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Il y a des chevaux que l’on sent lourds, sans raison évidente. Pas forcément lourds dans leur corps, mais lourds dans leur énergie. Ils semblent moins disponibles, moins joyeux, moins présents. Quelque chose pèse sur eux. Ils deviennent plus fermés. Ils se contractent dans certaines situations précises. Leur comportement change, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Bien sûr, la première chose à faire est toujours de vérifier le concret. Le corps. La santé. La selle. Les pieds. L’alimentation. L’environnement. Le travail demandé. Mais lorsque tout cela a été regardé, et que malgré tout quelque chose continue de peser, il peut être juste d’aller observer un autre niveau. Celui du lien. Celui de l’énergie. Celui de ce que le cheval capte. Celui de ce qu’il absorbe parfois, sans que son humain en ait conscience. Certains chevaux portent énormément. Ils portent l’état émotionnel de leur humain. Ils portent les tensions du lieu. Ils portent les non-dits. Ils portent les peurs qui ne sont jamais exprimées. Ils portent aussi cette pression invisible que l’on met dans la relation lorsque l’on veut trop bien faire, trop réussir, trop avancer ou trop contrôler. Le cheval, lui, ne mentalise pas tout cela. Il ressent. Il ressent quand son humain ne va pas bien. Il ressent quand son humain se coupe de lui-même. Il ressent quand quelque chose n’est pas cohérent. Il ressent quand l’énergie du duo devient trop chargée. Et parfois, il le montre. Il le montre par son corps. Par son comportement. Par une fatigue inhabituelle. Par une résistance. Par un refus. Par une baisse de motivation. Ou simplement par cette impression qu’il n’est plus tout à fait là. Je ne dis pas cela pour faire peur. Je ne dis pas non plus que ton cheval porte tout à ta place. Il est, pour moi, important de regarder cette dimension avec respect. Un cheval n’est pas seulement un partenaire de sport. C’est un être vivant, sensible, réceptif et relié. Dans un duo, ce qui n’est pas regardé chez l’un peut parfois finir par se manifester chez l’autre. C’est pour cette raison que, dans mes accompagnements, je ne regarde jamais le cheval seul. Je regarde aussi l’humain. Son état intérieur. Ses émotions. Son énergie. Sa posture. Ses attentes. Ses peurs. Et tout ce que le lien raconte entre les deux. Pour libérer le cheval, il est nécessaire de libérer aussi quelque chose chez l’humain. Lorsque cela se fait, on peut observer de très beaux changements. Un cheval qui respire mieux. Un cheval qui retrouve de la disponibilité. Un cheval qui revient chercher le lien. Un cheval qui devient plus léger dans son corps. Un cheval qui semble simplement soulagé. Si tu sens que ton cheval porte quelque chose de lourd, et que tu n’arrives pas à comprendre d’où cela vient, tu peux réserver ton bilan harmonisation du duo. Nous pourrons regarder ensemble ce qui se joue dans votre duo. Isabelle |
Accompagnatrice du Monde Subtil. J'accompagne les personnes à découvrir leur blocage et suivre leur chemin d'âme. Vous êtes libre de recevoir ma Lettre quotidienne en remplissant le champs ci-dessous.
Dans le dernier e-mail, je te racontais comment j’avais compris que ce que je vivais avec les animaux depuis l’enfance avait un nom : la communication animale. Je t’ai parlé de Roxana, de Caramel, de ce stage en 2015, et de cette prise de conscience immense : je ne parlais pas seulement avec une jument. Je pouvais communiquer avec les animaux. Mais en réalité, ce n’était que le début. Enfin le début de ma prise de conscience. Car si j’y réfléchis bien … le début c’est ma naissance. Dans cette...
En réalité, quand je regarde mon histoire avec du recul, je me rends compte que je n’ai pas vraiment “commencé” un jour. Je l’ai toujours fait. Quand j’étais petite, mes parents tenaient un bar-restaurant à côté de Nancy. Et là-bas, nous avions des poules, des canards et des lapins. Vers l’âge de trois ans, j’avais déjà une relation très particulière avec les animaux. J’avais commencé à éduquer ma poule et mon canard. Je me promenais dans le bar avec ma poule sur l’épaule ou sur la tête, et...
Il y a un moment que j’aime particulièrement observer. C’est le moment où le cheval s’apaise. Ce n’est pas toujours spectaculaire. Parfois, c’est simplement un souffle. Une mâchoire qui se relâche. Une encolure qui descend. Un regard qui change. Une présence qui revient. Un corps qui devient plus souple. Une tension qui se dissout. Souvent, lorsque le cheval s’apaise, l’humain comprend quelque chose. Et c'est dans son corps qu'on l'observe Il réalise qu’il retenait son souffle. Il réalise...